sabato 18 settembre 2021

Yo fui educado a la antigua

Yo fui educado a la antigua, y nunca creí que me fueran a ordenar un día que matara a una mujer. A las mujeres no se las toca, no se les pega, no se les hace daño físico y el verbal se les evita al máximo, a esto último ellas no corresponden. Es más, se las protege y respeta y se les cede el paso, se las escuda y ayuda si llevan un niño en su vientre o en brazos o en un cochecito, les ofrece uno su asiento en el autobús y en el metro, incluso se las resguarda al andar por la calle alejándolas del tráfico o de lo que se arrojaba desde los balcones en otros tiempos, y si un barco zozobra y amenaza con irse a pique, los botes son para ellas y para sus vástagos pequeños (que les pertenecen más que a los hombres), al menos las primeras plazas. Cuando se va a fusilar en masa, a veces se les perdona la vida y se las aparta; se las deja sin maridos, sin padres, sin hermanos y aun sin hijos adolescentes ni por supuesto adultos, pero a ellas se les permite seguir viviendo enloquecidas de dolor como a espectros sufrientes, que sin embargo cumplen años y envejecen, encadenados al recuerdo de la pérdida de su mundo. Se convierten en depositarias de la memoria por fuerza, son las únicas que quedan cuando parece que no queda nadie, y las únicas que cuentan lo habido.

Bueno, todo esto me enseñaron de niño y todo esto era antes, y no siempre ni a rajatabla. Era antes y en la teoría, no en la práctica. Al fin y al cabo, en 1793 se guillotinó a una Reina de Francia, y con anterioridad se quemó a incontables acusadas de brujería y a la soldado Juana de Arco, por no poner más que un par de ejemplos que todos conocen.

Sí, claro que siempre se ha matado a mujeres, pero era algo a contracorriente y que en muchas ocasiones daba reparo, no es seguro si a Ana Bolena se le concedió el privilegio de sucumbir a una espada y no a una tosca y chapucera hacha, ni tampoco en la hoguera, por ser mujer o por ser Reina, por ser joven o por ser hermosa, hermosa para la época y según los relatos, y los relatos jamás son fiables, ni siquiera los de testigos directos, que ven u oyen turbiamente y se equivocan o mienten. En los grabados de su ejecución aparece de rodillas como si estuviera rezando, con el tronco erguido y la cabeza alta; de habérsele aplicado el hacha tendría que haber apoyado el mentón o la mejilla en el tajo y haber adoptado una postura más vejatoria y más incómoda, haberse tirado por los suelos, como quien dice, y haber ofrecido una visión más prominente de sus posaderas a quienes desde su ángulo se las encontraran de frente. Curioso que se tuviera en cuenta la comodidad o compostura de su último instante en el mundo, y aun el garbo y el decoro, qué más daría todo eso para quien ya era inminente cadáver y estaba a punto de desaparecer de la tierra bajo la tierra, en dos pedazos. También se ve, en esas representaciones, al ‘espada’ de Calais, así llamado en los textos para diferenciarlo de un vulgar verdugo —traído ex profeso por su gran destreza y quizá a petición de la propia Reina—, siempre a su espalda y oculto a su vista, nunca delante, como si se hubiese acordado o decidido que la mujer se ahorrara ver venir el golpe, la trayectoria del arma pesada que sin embargo avanza veloz e imparable, como un silbido una vez que se emite o como una ráfaga de viento fuerte (en un par de imágenes ella lleva los ojos vendados, pero no en la mayoría); que ignorara el momento preciso en que su cabeza quedaría cortada de un solo mandoble limpio, y caída en la tarima boca arriba o boca abajo o de lado, de pie o de coronilla, quién sabía, desde luego ella no lo sabría jamás; que el movimiento la pillara por sorpresa, si es que puede haber sorpresa cuando uno sabe a lo que ha venido y por qué está de rodillas y sin manto a las ocho de la mañana de un día inglés de aún frío mayo. Está de rodillas, justamente, para facilitarle la tarea al verdugo y no poner su habilidad en entredicho: había hecho el favor de cruzar el Canal y de prestarse, y a lo mejor no era muy alto. Al parecer, Ana Bolena había insistido en que con una espada bastaba, ya que su cuello era fino. Debió de rodeárselo con las manos más de una vez, a modo de prueba.

Incipit di Tomás Nevinson di Javier Marías 

El genial arquitecto Javier Marías

mercoledì 15 settembre 2021

Bibliothek

die vielen buchstaben
die nicht aus ihren wörtern können

die vielen wörter
die nicht aus ihren sätzen können

die vielen sätze
die nicht aus ihren texten können

die vielen texte
die nicht aus ihren büchern können

die vielen bücher
mit dem vielen staub darauf

die gute putzfrau
mit dem staubwedel

Ernst Jandl

 

Biblioteca

le numerose lettere
che non riescono ad uscire dalle loro parole

le numerose parole
che non riescono ad uscire dalle loro frasi

le numerose frasi
che non riescono ad uscire dai loro testi

i numerosi testi
che non riescono ad uscire dai loro libri

i numerosi libri
con tanta polvere sopra

la buona signora delle pulizie
col piumino

venerdì 3 settembre 2021

Il test

Signora triestina sessantenne seduta ad un tavolo di un ristorante, rivolta ai suoi commensali, con tono grave:

"Questo no xe un vaccino, no, no xe un vaccino, xe un test mondiale".


giovedì 13 maggio 2021

venerdì 16 aprile 2021

Fateci tornare a casa

"Basta, non ne possiamo più. Mi rivolgo ai governanti: per favore fateci ritornare a casa, fateci ritornare nei nostri teatri, fateci ritornare nei nostri spazi di cultura. Per una crescita personale, ma soprattutto per la crescita di uno stato che vuole essere adulto e responsabile". 

Gianni Forte, 14 aprile 2021

Per il teatro, per la cultura, per nutrire il cervello, per la vita.

lunedì 1 marzo 2021

12

A Lisa S.

- Personnellement, j'ai jamais vraiment arrêté
de donner de dictées. C'est un moment
vraiment sympa. Les mômes sont extrêmement
concentrés, à faire une seule chose à la fois
impossible de lever le nez sinon tu rates
un mot, tout le monde est bien aligné
dans la même position, on entend les mouches.
Bref, c'est très reposant. Et puis
ils sentent qu'ils font quelque chose d'important.
En tout cas, ils font comme s'ils le sentaient. La
tentation, ce serait de tout dicter histoire d'avoir la paix.
Mais ça marche pas. Si tu dictes
autre chose qu'une dictée, t'as le bordel. Le bordel
le brouhaha, ou un peu de bruit, c'est ce que tu as
quand tu ne dictes pas une dictée, et ça, faut bien
se le mettre dans la tête et le plus vite possible,
si on veut pas être déçu. Après, il y a des moments de 
concentration très aigus, seuls ou à plusieurs
mais la qualité de silence que t'as 
avec la dictée, y a rien de comparable. Seuls les profs
qui font régner la terreur l'obtiennent. Je suppose qu'on
pense que ces profs-là n'existent plus, mais y en a
encore, par petites unités, un par bahut. Y a un 
deuxième avantage que t'as avec la dictée
c'est la correction. Rien de plus cool à corriger
qu'une dictée : ça demande zéro concentration.
Tu peux très bien écouter la radio ou
regarder la télé en même temps ; c'est de la
mécanique. Toujours les mêmes fautes sur les mêmes
mots, du coup tu finis par passer à vitesse grand V
sur toutes les copies et t'abats
un paquet de trente en une demi-heure max.
Y a rien de plus rapide à corriger qu'un paquet de
dictées. T'as des notes, tu les rends, les parents
comprennent et tout le monde est content.
On a pu faire chier des profs pour une phrase 
dans Artaud ou dans Zola, un geste ou de
l'humour mal compris, mais on a jamais emmerdé
personne parce qu'il donnait trop de dictées - en
tout cas, j'en ai jamais entendu parler. La dictée notée
sur 20, c'est le seul exercice où tu peux te récolter
- 40, et à ce que je sache, ça n'a jamais étonné
personne. - 40, c'est probablement un dyslexique.
En 2010, ils se tapaient encore la dictée en entier
et la descente en enfer. La plupart
on croyait qu'ils étaient bêtes.
C'est là que d'un coup, à un moment, j'ai réalisé
que mes meilleurs amis étaient nuls en orthographe
et que je vivais avec un dyslexique qu'on avait pris
pour un abruti pendant toute sa scolarité et qui
finalement avait fait des études supérieures -
tout comme mes amis nuls en orthographe. Mais alors
s'il y avait des gens nuls en orthographe et capables
de développer une pensée et une appréhension
sensible du monde, ça impliquait a contrario
qu'il y avait des gens à l'orthographe impeccable
qui pensaient comme des pommes ou qui étaient
vraiment cons.
On connaît tous des cons qui font pas de fautes, non ?
Il paraît que sur les applis de rencontres, ça trie
par l'orthographe
ceux qui écrivent sans fautes branchent
ceux qui écrivent sans fautes 
et s'auto-sélectionnent comme ça socialement
sous-entendu que les pauvres sont incapables
d'aligner deux lignes et en général de s'exprimer?
C'est pour ainsi dire l'aboutissement d'une manière
de voir les choses, la société telle qu'elle fonctionne
et telle qu'on croit qu'elle est ; pour ainsi dire le
couronnement d'une centaine d'années d'école
publique et privée, confessionnelle ou laïque et
obligatoire, parce qu'un niveau de l'orthographe et de
son respect c'est pareil des deux côtés. On peut
s'écharper sur le genre de rapport au zizi
mais certainement pas sur l'accord du
participe passé avec avoir quand le complément d'
objet direct est placé avant le verbe, là, tout le monde
est d'accord pour dire que le savoir c'est une preuve d'
intelligence puisque c'est pas facile à comprendre
(et en effet, c'est incompréhensible). Récemment
j'étais surprise de ce que de plus en plus de mes
collègues laissaient des fautes 
dans leurs communications (depuis l'arrivé de
l'informatique, on n'arrête pas de s'écrire). Les mômes
aussi le remarquent :
- Vous avez vu, monsieur Truc il fait plein de fautes !
Je tempère :
- Lamartine aussi il en faisait plein, et il est devenu
député. Malgré tout, j'avais dans la tête que les
fonctionnaires font pas de fautes, pas parce que
le concours agirait magiquement et que dès lors
que vous l'avez passé  vous n'en faites plus, bien sûr
mais parce que l'orthographe, c'est quelque chose
d'extrêmement surveillé dans la fonction publique
tout comme les fonctionnaires sont extrêmement 
surveillés (c'est ce qu'on appelle le devoir de réserve).
Eh bien, ni l'un ni l'autre.
Il n'y a aucun texte de loi qui dise que le fonctionnaire
doit avoir une bonne orthographe. Y a bien une 
légende, celle du décret 1832. Mais ce fameux
décret, il a jamais existé que dans les têtes. Pareil
pour le devoir de réserve dans l'armée, mais pas
dans l'éducation publique ; c'est d'ailleurs la raison
pour laquelle un ministre a dernièrement inclus
un entrefilet de loi dans lequel il précise que désormais
il y a un devoir d'exemplarité pour les profs
(c'est parce que des profs avaient un peu rechigné à sa
réforme ; il aime pas que ses profs rechignent). Du coup
le devoir de réserve dans l'éducation nationale 
il a jamais existé que dans les têtes aussi.
C'est assez troublant quand même, cette manie
de s'inventer des lois qui existent pas dans le droit et
qui vont toutes dans le même sens de plus de
contraintes. Par exemple
(en tout cas dans l'éducation nationale)
on se met jamais à fantasmer des lois qui iraient vers
plus de liberté ou plus d'égalité. On se fabrique 
son petit droit en interne
qui fait jouer le martinet. Plus royaliste que le roi.
Plus dirigeant que l'Etat. Plus
administrant que l'institution.
Plus répressif que la
police.

Nathalie Quintane, Un hamster à l'école, La fabrique éditions, 2021

 

 
- Personalmente, non ho mai davvero smesso
di assegnare dei dettati. È un momento
veramente bello. I ragazzi sono estremamente
concentrati, a fare una cosa sola alla volta,
impossibile alzare il naso, altrimenti perdi
una parola, tutti sono ben allineati
nella stessa posizione, si sentono volare le mosche.
Insomma, è molto riposante. E poi
sentono di fare qualcosa d'importante.
Ad ogni modo, fanno finta di sentirlo. La
tentazione sarebbe di dettare tutto, tanto per avere pace.
Ma non funziona. Se detti
una cosa diversa da un dettato, il casino è garantito. Il casino,
il baccano o un po' di rumore è quello che hai
quando non detti un dettato, e questo bisogna ben
metterselo in testa e il più rapidamente possibile,
se non si vuole restare delusi. Dopo, ci sono dei momenti di 
concentrazione molto intensa, da soli o in gruppo,
ma la qualità di silenzio che hai 
col dettato, non c'è niente di comparabile. Solo i prof
che fanno regnare il terrore lo ottengono. Suppongo che si 
pensi che questi prof non esistano più, ma ce ne sono 
ancora, in piccole unità, uno per scuola. C'è un 
secondo vantaggio che hai col dettato: 
è la correzione. Niente di più tranquillo che correggere
un dettato: richiede concentrazione zero.
Puoi benissimo ascoltare la radio o
guardare la tivù allo stesso tempo; è questione di
meccanica. Sempre gli stessi sbagli con le stesse
parole, per cui finisci per passare alla velocità con la V maiuscola
su tutte le copie e fai fuori
una pila di trenta compiti in massimo mezz'ora.
Non c'è niente di più rapido da correggere di un pacco di
dettati. Hai dei voti, li dai, i genitori
capiscono e tutti sono contenti.
Si son potute rompere le palle a dei prof per una frase 
di Artaud o di Zola, un gesto o del-
l'umorismo frainteso, ma non si è mai rotto 
a nessuno perché dava troppi dettati - in 
ogni caso, non ne ho mai sentito parlare. Il dettato con un voto da 1
a 10 è il solo esercizio in cui puoi prenderti un 
- 40 e, che io sappia, un voto così non ha mai stupito
nessuno. - 40, si tratta probabilmente di un dislessico.
Nel 2010, si beccavano ancora tutto il dettato
e la discesa agli inferi. La maggior parte di 
noi credeva che fossero stupidi.
È a quel punto che, a un dato momento, ho capito
che i miei migliori amici erano nulli in ortografia
e che vivevo con un dislessico, scambiato
per un imbecille durante tutta la sua carriera scolastica, che
alla fine aveva fatto degli studi superiori -
esattamente come tutti i miei amici nulli in ortografia. Ma allora
se c'era gente nulla in ortografia e capace
di sviluppare un pensiero e un apprendimento
sensibile del mondo, questo implicava a contrario
che c'era gente dall'ortografia perfetta
che pensava come una patata o che era
davvero mona.
Conosciamo tutti dei mona che non fanno sbagli, no?
Sembra che sulle app di incontri si selezioni
in base all'ortografia
quelli che scrivono senza errori cuccano
quelli che scrivono senza errori 
e si autoselezionano così socialmente,
sottinteso che i poveri sono incapaci 
di allineare due righe e in generale di esprimersi?
È, per così dire, l'esito di un modo 
di vedere le cose, la società come funziona
e come crediamo che sia; per così dire, il
coronamento di un centinaio di anni di scuola
pubblica e privata, cattolica o laica e
dell'obbligo, perché un certo livello in ortografia e il
suo rispetto è uguale in entrambe. Ci si può
massacrare sul tipo di rapporto con il pisello,
ma certamente non sull'accordo del
participio passato con il verbo avere quando il complemento 
oggetto diretto si trova davanti al verbo, in quel caso, tutti
sono d'accordo nel dire che saperlo è una prova di 
intelligenza, dato che non è facile da capire
(e, in effetti, è incomprensibile). Di recente
sono rimasta sorpresa dal fatto che sempre più numerosi sono i  
colleghi che lasciano degli errori 
nelle loro comunicazioni (dall'arrivo del-
l'informatica è tutto uno scriversi). Anche
i ragazzi lo notano :
- Ha visto, il signor XY fa un sacco di errori!
Io modero:
- Anche Lamartine ne faceva un sacco, ed è diventato
deputato. Nonostante tutto, avevo in testa che i 
funzionari non commettono errori, non perché 
il concorso agirebbe magicamente e perché quando
l'avete passato non ne fate più, chiaro,
ma perché l'ortografia è qualcosa 
di estremamente controllato nella funzione pubblica
proprio come sono controllati 
i funzionari (è il cosidetto dovere di riservatezza).
Ebbene, non esiste né l'uno né l'altro.
Non esiste nessun testo di legge che dica che il funzionario
debba avere una buona ortografia. È una pura 
leggenda, quella del decreto del 1832. Ma questo famoso
decreto è esistito solo nelle teste. Idem
per il dovere di riservatezza nell'esercito, ma non
nella pubblica istruzione; è del resto la ragione
per cui un ministro ha recentemente incluso
un trafiletto di legge in cui precisa che ormai
esiste un dovere di esemplarità per i prof
(è perché i prof erano un po' recalcitranti alla sua
riforma; non gli piace che i prof siano recalcitranti). Allora
il dovere di riservatezza nella pubblica istruzione 
è anch'esso esistito solo nelle teste.
È abbastanza inquietante, però, questa mania
di inventarsi delle leggi che non esistono nel diritto e
che vanno tutte nella stessa direzione di più
obblighi. Per esempio
(in ogni caso nella pubblica istruzione)
non ci si mette mai a fantasticare di leggi che vadano verso
più libertà o più uguaglianza. Ci si costruisce
il proprio piccolo diritto interno
che fa muovere la frusta. Più realista del re.
Più dirigente dello Stato. Più
amministratore dell'istituzione.
Più repressivo della
polizia.

martedì 9 febbraio 2021

A volte ritornano: il fine orecchio di Giove

Dopo anni di inani tentativi e molte insistenze, non appena riavutasi dall'ultimo, clamoroso insuccesso, la dea della democrazia, Sola, è riuscita di nuovo, appena qualche giorno fa, ad arrivare al cospetto di Giove e si è rivolta a lui ancora più accorata perché ascolti davvero, infine, le preci del popolo di Roma.

- Gioove! Gioove! Gioove!
- ...
- Gioove!
- ...
- AGGIOVE!
- Anvedi, ancora la pischella. Che d'è?
- Giove, sono 27 anni che non muovi neanche un dito mignolo, per il popolo di Roma.
- E daje co' 'sta storia. Nun me va de faticà, gnaafò. So' stanco, c'ho da fà, che, no 'o sai? C'ho 'na fila de ggente che me chiede de interrompe l'ultima epidemia. 
- Fallo almeno per Europa: non provi più un briciolo d'amore per Europa?
- Eh, certo che lo provo. Tutti i ggiorni che mando sulla tera, lo provo.
- Allora rispondi al popolo di Roma. Dice che se gli dai quello che chiede, Europa ritorna da te, in tutto il suo splendore.
- Eh, ma l'altra vorta mica è tornata da me, Europa. 
- Ma scusa, che ti aspettavi? T'avevano chiesto mari e monti, Giove, e tu Mario Monti gli avevi dato.
- Ma davero? Nun me ricordo bbene. E comunque che vvo', er popolo de Roma, adesso?
- Sai, la situazione è così complicata, che ora vorrebbe che gli mandassi dei maghi, a sbrogliare i casini di varia natura in cui si trovano.
- E che cce vo'. Eccheteli tiè.

martedì 2 febbraio 2021

The Hill We Climb

When day comes we ask ourselves
Where can we find light in this never-ending shade?
The loss we carry,
A sea we must wade.
We braved the belly of the beast;
We’ve learned that quiet isn’t always peace.
And the norms and notions of what just is
Isn’t always justice.
And yet the dawn is ours before we knew it.
Somehow we do it;
Somehow we’ve weathered and witnessed
A nation that isn’t broken but simply unfinished.
We, the successors of a country and a time
Where a skinny black girl descended from slaves
And raised by a single mother can dream of becoming president,
Only to find herself reciting for one.
And yes we are far from polished, far from pristine,
But that doesn’t mean we aren’t striving to form a union that is perfect.
We are striving to forge a union with purpose,
To compose a country committed to all cultures, colors, characters and conditions of man.
And so we lift our gaze not to what stands between us,
But what stands before us.
We close the divide, because we know to put our future first,
We must first put our differences aside.
We lay down our arms
So we can reach out our arms to one another.
We seek harm to none and harmony for all.
Let the globe, if nothing else, say this is true:
That even as we grieved, we grew,
That even as we hurt, we hoped,
That even as we tired, we tried,
That we’ll forever be tied together, victorious—
Not because we will never again know defeat
But because we will never again sow division.
Scripture tells us to envision
That everyone shall sit under their own vine and fig tree,
And no one shall make them afraid.
If we’re to live up to our own time,
then victory won’t lie in the blade but in all the bridges we’ve made.
That is the promised glade,
The hill we climb if only we dare it.
Because being American is more than a pride we inherit,
It’s the past we step into and how we repair it.
We’ve seen a force that would shatter our nation rather than share it,
Would destroy our country if it meant delaying democracy.
And this effort very nearly succeeded,
But while democracy can be periodically delayed
It can never be permanently defeated.
In this truth, in this faith we trust,
For while we have our eyes on the future, history has its eyes on us.
This is the era of just redemption.
We feared at its inception.
We did not feel prepared to be the heirs of such a terrifying hour,
But within it we found the power
To author a new chapter,
To offer hope and laughter,
To ourselves sow. While once we asked:
How could we possibly prevail over catastrophe?
Now we assert: How could catastrophe possibly prevail over us?
We will not march back to what was,
But move to what shall be,
A country that is bruised but whole,
Benevolent but bold,
Fierce and free.
We will not be turned around or interrupted by intimidation
Because we know our inaction and inertia will be the inheritance of the next generation.
Our blunders become their burdens
But one thing is certain:
If we merge mercy with might and might with right,
Then love becomes our legacy
And change our children’s birthright.
So let us leave behind a country better than the one we were left.
With every breath of my bronze pounded chest,
We will raise this wounded world into a wondrous one.
We will rise from the golden hills of the West.
We will rise from the windswept Northeast where our forefathers first realized revolution.
We will rise from the lakeland cities of the Midwestern states.
We will rise from the sunbaked South.
We will rebuild, reconcile and recover
In every known nook of our nation,
In every corner called our country,
Our people, diverse and beautiful,
Will emerge battered and beautiful.
When day comes we step out of the shade,
Aflame and unafraid.
The new dawn blooms as we free it.
For there is always light if only we’re brave enough to see it,
If only we’re brave enough to be it.

Amanda Gorman


La collina che scaliamo

Quando arriva il giorno ci chiediamo
Dove possiamo trovare la luce in quest'ombra senza fine?
Con la perdita che ci portiamo dietro,
È un mare che dobbiamo attraversare.
Abbiamo affrontato la tana del lupo;
Abbiamo imparato che il silenzio non vuol sempre dire pace.
E le norme e le idee di quel che è giusto
Non sono sempre giustizia.
E tuttavia l'alba è nostra prima che lo sapessimo.
In qualche modo la creiamo;
In qualche modo abbiamo resistito e siamo stati testimoni
Di una nazione che non è spezzata, ma solo incompiuta.
Noi, gli eredi di un paese e di un tempo
In cui una magra ragazza nera con schiavi, tra i suoi antenati,
Ed allevata da una madre sola, può sognare di diventare presidente,
Solo per trovarsi a declamare per uno.
E sì, siamo tutto fuorché raffinati e puri,
Ma questo non vuol dire che non ci stiamo battendo per creare un'unione che sia perfetta.
Ci stiamo battendo per forgiare un'unione con uno scopo,
Per comporre un paese votato a tutte le culture, a tutti i colori, a tutti i caratteri e a tutte le condizioni dell'uomo.
E allora mettiamoci a guardare non quello che si erge tra di noi,
Ma quello che si erge dinanzi a noi.
Colmiamo lo spazio che ci divide, perché sappiamo anteporre il futuro,
Dobbiamo innanzi tutto mettere da parte le nostre differenze.
Stendiamo le braccia
Per potercele toccare l'un l'altro.
Non cerchiamo di danneggiare nessuno, cerchiamo armonia per tutti.
Possa se non altro il mondo dire che questo è vero:
Che persino con le lacrime, siamo cresciuti,
Che persino facendo male agli altri, abbiamo sperato,
Che persino stancandoci, ci abbiamo provato,
Che saremo legati per sempre assieme, vittoriosi—
Non perché non conosceremo mai più la sconfitta
Ma perché non semineremo mai più la divisione.
Le scritture ci dicono di immaginare
Che ognuno siederà sotto la propria vite e il proprio fico,
E nessuno gli farà paura.
Se dobbiamo essere all'altezza del nostro tempo,
allora la vittoria non sarà nella lama, ma in tutti i ponti che avremo costruito.
Quella è la radura promessa,
La collina che scaliamo se solo osiamo farlo.
Perché essere americano è più di un orgoglio che ereditiamo,
È il passato in cui entriamo e il modo in cui lo ripariamo.
Abbiamo visto una forza che manderebbe in frantumi la nostra nazione piuttosto di condividerla,
Distruggerebbe il nostro paese se intendesse ritardare la democrazia.
E questo sforzo per pochissimo non ha avuto successo,
Ma mentre la democrazia può essere periodicamente sospesa
Non può essere mai definitivamente sconfitta.
In questa verità, in questa fede confidiamo,
Perché mentre rivolgiamo gli occhi al futuro, la storia rivolge i suoi su di noi.
Questa è l'era del riscatto e basta.
Abbiamo avuto paura, quando è iniziato.
Non ci siamo sentiti preparati a diventare gli eredi di un'ora così terribile,
Ma in questo lasso di tempo abbiamo trovato la forza
Di scrivere un nuovo capitolo,
Di cominciare a regalarci
Speranza e riso. Mentre una volta chiedevamo:
Come potremmo mai avere la meglio sulla catastrofe?
Ora affermiamo: Come potrebbe mai la catastrofe avere la meglio su di noi?
Non marceremo indietro su ciò che è stato,
Ma ci muoveremo verso quello che sarà,
Un paese ferito, ma integro,
Gentile, ma coraggioso,
Fiero e libero.
Non ci gireremo o ci fermeremo per un'intimidazione
Perché sappiamo che la mancanza di azione e l'inerzia saranno l'eredità della prossima generazione.
I nostri errori diventano i loro oneri
Ma una cosa è sicura:
Se coniughiamo la compassione con il potere e il potere con il diritto,
Allora l'amore diventerà il nostro lascito
E cambierà il diritto di nascita dei nostri figli.
Lasciamoci allora alle spalle un paese migliore di quello che ci è stato dato.
Con ogni respiro del mio petto di bronzo,
Trasformeremo questo mondo ferito in uno splendido.
Ci alzeremo dalle colline dorate dell'Ovest.
Ci alzeremo dal Nord-est spazzato dal vento dove i nostri antenati per primi hanno compiuto la rivoluzione.
Ci alzeremo dalle città sui laghi degli stati del Midwest.
Ci alzeremo dal Sud indurito dal sole.
Ricostruiremo, riconcilieremo e guariremo
In ogni nicchia nota della nostra nazione,
In ogni angolo che si chiama il nostro paese,
Il nostro popolo, variegato e bellissimo,
Emergerà malmenato e bellissimo.
Quando si fa giorno, usciamo dall'ombra,
In fiamme e senza paura.
La nuova alba fiorisce a mano a mano che la liberiamo.
Perché c'è sempre luce, se solo siamo abbastanza coraggiosi da vederela,
Se solo siamo abbastanza coraggiosi da esserla.

venerdì 15 gennaio 2021

Le fantôme de Tocqueville

Je me suis demandé ce que le fantôme de Tocqueville aurait pensé de tout ça, mais c'était une question vaine, et, la nuit même, j'ai rêvé que Tocqueville, en redingote, fuyait l'Amérique dans un camion poubelle, comme un vulgaire criminel. Il traversait le Mexique de Napoléon III et des narcotrafiquants, avant de rejoindre, par bateau, la France de Macron et des« gilets jaunes ». Pauvre Tocqueville.

Philippe Lançon, Charlie Hebdo, Les oies noires du Capitole, 13 janvier 2021 

https://www.lepelerin.com/wp-content/uploads/2020/09/lancon.jpg 

Mi sono domandato cosa avrebbe pensato di tutto questo il fantasma di Tocqueville, ma era una domanda inutile, e, la notte stessa, ho sognato che Tocqueville, in redingote, fuggiva dall'America in un camion della spazzatura, come un volgare criminale. Attraversava il Messico di Napoleone III e dei narcotrafficanti, prima di raggiungere, via nave, la Francia di Macron e dei "gilet gialli". Povero Tocqueville.

P.S. Le lambeau di Philippe Lançon è stato tradotto in italiano. Fortunelli.

 

lunedì 30 novembre 2020

La barrière du langage

"Au début, Lenny s’était pris d’amitié pour l’Israélien, qui ne parlait pas un mot d’anglais, et ils avaient ainsi d’excellents rapports, tous les deux. Au bout de trois mois, Izzy s’était mis à parler anglais couramment. C’était fini. La barrière du langage s’était soudain dressée entre eux. La barrière du langage, c’est lorsque deux types parlent la même langue. Plus moyen de se comprendre."

Romain Gary, Adieu Gary Cooper


All'inizio, Lenny aveva fatto amicizia con l'israeliano, che non spiccicava una parola di inglese, per cui i due avevano un ottimo rapporto. Nel giro di tre mesi, Izzy si era messo a parlare inglese correntemente. Fine della storia. D'improvviso, si era innalzata tra di loro la barriera linguistica. La barriera linguistica si ha quando due persone parlano la stessa lingua. Non c'è più verso di capirsi.


mercoledì 23 settembre 2020

Piaceri e no

Registro un malcelato piacere, da parte degli italiani, nel sapere che il numero dei contagi in Francia cresce sensibilmente ogni giorno. Ho l'impressione che il piacere potrebbe essere ancora più intenso se la situazione dovesse peggiorare in modo evidente anche in Germania ("anche in Germania, eh"). Quasi nessuno, in questo momento, pensa che il futuro potrebbe riservare lo stesso destino agli italiani, tanti e variegati essendo i fattori (e le lacune di conoscenza) che determinano il propagarsi del virus, il suo accelerare, il suo rallentare e il suo deviare. Quasi tutti sono convinti che la pandemia sia sotto relativo controllo in Italia grazie ad un lockdown senza pari, alla bravura ineguagliata dei suoi amministratori, in primis i presidenti delle regioni, che tutti, ma proprio tutti, si ostinano a chiamare governatori, e alla disciplina degli italiani.

Il mio campo di osservazione comprende parenti, conoscenti, vicini di casa, intervistati - tra cui molti virologi ed epidemiologi, non solo politici - sui giornali e alla televisione, che non guardavo da secoli e che mi ha fatto male riguardare, soprattutto in questo tempo di ripiegamento nazionale: è tutto un noi e loro, e non solo in fatto di pandemia. Persino il noi di Zingaretti, pur contrapposto all'io, non è un noi socialmente significativo, ma è un noi nazionale.

Campagna di tesseramento 2020 del Partito democratico: “Non per l’Io, ma per il Noi”

Sono in Italia da agosto per recuperare tempo rubato e per passare del tempo nuovo, prezioso con i miei, ma io non abito più in Italia, neanche ora che sono fisicamente qui. In questi giorni, mi trovo spesso nell'aula del tribunale dove si svolge il processo per gli attentati a Charlie Hebdo e all'Hyper Cacher, ma anche in pagine di Silvio D'Arzo, Franco Arminio, Patrizia Cavalli, Romain Gary e Robert Seethaler.

P.S. Giorno per giorno, lo scrittore Yannick Haenel scrive del processo in corso su Charlie Hebdo. I suoi resoconti sono accessibili a tutti per 24 ore. 

venerdì 17 luglio 2020

Pech/Sfortuna

Griechenland hat das Pech, direkt neben der Türkei zu liegen.

(La Grecia ha la sfortuna di trovarsi proprio accanto alla Turchia.)

Dilek Güngör, Ich bin Özlem, Verbrecher Verlag 2019

Dilek Güngör: "Ich bin Özlem" - In der Identitätsarena (Archiv)

Fun fact: da Pech, il triestino ha tratto pegola.

venerdì 24 aprile 2020

Sotto il regime fascista

Sotto il regime fascista, i giornali democratici si stampavano clandestinamente, con pochi mezzi. Oggi, che ci apprestiamo a celebrare la Liberazione da quel regime, quasi 600000 italiani li leggono clandestinamente, con mezzi tecnologici molto più avanzati, dando per scontato che l'informazione possa sopravvivere se non pagata o forse anche mettendo in conto che possa morire, senza timore di conseguenze particolari in fatto di democrazia.

Sotto il regime fascista, in particolare durante la guerra da questi voluta, c'era il coprifuoco. Oggi, che ci apprestiamo a celebrare la Liberazione da quel regime, viene richiesta un'autodichiarazione volta a limitare gli spostamenti al minimo necessario, si inseguono brutalmente persone isolate sulla spiaggia e le si filmano con i droni, anche se il virus non bombarda gli italiani dai cieli e non zompa da un bagnante isolato ad un altro bagnante isolato.

Sotto il regime fascista, sia i fascisti di nome sia quelli di fatto denunciavano gli ebrei, i vicini di casa sospetti, gli oppositori del regime, le minoranze etniche, volentieri anonimamente. Oggi, che ci apprestiamo a celebrare la Liberazione da quel regime, non pochi cittadini italiani denunciano, anche anonimamente, il vicino che osa correre un po' (alle volte lo menano anche a 100 metri da casa per arrivare prima a sentenza) e, più in generale, denunciano, criticano, stigmatizzano con ogni mezzo chiunque si ritenga uscire di casa troppo spesso.

Sotto il regime fascista, i fascisti di nome e quelli di fatto odiavano o guardavano con sospetto lo straniero. Oggi, che ci apprestiamo a celebrare la Liberazione da quel regime, dei cittadini italiani non hanno avuto alcun dubbio o remora nel boicottare, finché erano aperti, negozi e ristoranti cinesi, o nell'invitare studenti asiatici a non presentarsi a scuola o ancora nel vietare l'ingresso ai cinesi in alcuni esercizi commerciali.

Sotto il regime fascista, si stampavano libri vicini all'ideologia fascista o per lo meno compatibili con essa. Oggi, che ci apprestiamo a celebrare la Liberazione da quel regime, non si è esitato a chiudere le librerie, ritenendole non essenziali, e, persino dopo la loro riapertura, non se ne consente l'accesso alle persone se non rientra nel loro percorso per andare a fare la spesa sotto casa.

Ce la sentiamo veramente di celebrarla ancora, la Liberazione, e sempre nello stesso modo? O siamo diventati abbastanza grandi da ammettere che è stata una minoranza di italiani a liberare l'Italia dal nazifascismo e che la prova è ancora visibile nel tempo presente, e non solo nei testi di storia?

Buon 25 aprile, nonostante tutto.

P.S. La Francia, dove vivo, non è esente da critiche. Ne dico solo due: ha copiato, unico paese al mondo, l'autodichiarazione italiana - senza riconoscerlo, tra l'altro - ed incoraggia, anche per voce dei rappresentanti politici fino a ieri più aperti al mondo, l'acquisto di prodotti francesi.

domenica 19 aprile 2020

Préférer
Ce qui ne bouge pas
A ce qui bouge.

Et d’abord, ce qui bouge,
On sait ce qu’il peut faire.

Ce qui ne bouge pas
Va peut-être étonner
S’il se met à bouger.

Et puis, ne pas bouger,
C’est bouger autrement :

Bouger dans son intérieur
Sans en avoir l’air,

Mais bouger
Vers quelque chose

Qui ne bouge pas
Ou bouge d’un même mouvement.

Ne pas bouger,
C’est contenir.

Guillevic




Preferire
Quel che non si muove
A quel che si muove.

E anzitutto, quel che si muove,
Sappiamo quel che può fare.

Quel che non si muove
Potrà forse stupire
Se si mette a muoversi.

E poi, non muoversi
È muoversi altrimenti:

Muoversi dentro di sé
Senza darne l'impressione,

Ma muoversi
Verso qualcosa

Che non si muove
O si muove di un medesimo movimento.

Non muoversi
È contenere.

giovedì 12 marzo 2020

Giovedì, 12 marzo 2020

Leggo che è tornato il confine fisico, in forma di una specie di rete, in piazza Transalpina, tra Gorizia e Nova Gorica. Non fa onore a chi ne ha disposto il ritorno né a chi l'ha installata, oltre a non servire a un klinc.

martedì 10 marzo 2020

Tous les animaux sont égaux, mais il y a des animaux plus égaux que d'autres

L'Elysée renforce la protection autour de Macron

Depuis ce mardi, des mesures ont été prises autour du président et de ses collaborateurs, en limitant visites et réunions, mais le chef de l'Etat compte poursuivre ses déplacements. Voici les quatre points à retenir :

• Attention aux stylos et aux dossiers
Pour "préserver l'espace de travail du président", plus aucune réunion n'est organisée dans ses bureaux et une attention est portée aux objets qu'il touche, comme les stylos, blocs ou dossiers. Globalement "un espace est maintenu autour de lui", explique l'Elysée.

• Des visites limitées
Les visites publiques sont suspendues, les invités pour des déjeuners ou dîners réduits au strict nécessaire. Tout visiteur se voit systématiquement demander s'il a été exposé à des cas contact ou s'est rendu dans des zones de cluster.

• Des nettoyages entre chaque réunion
Les réunions dans les bureaux sont désormais proscrites et les chaises davantage espacées. Des salles de réunion dédiées sont instituées, avec nettoyage entre chaque réunion.

• Moins de cinéma pour les collaborateurs
Les principaux collaborateurs du chef de l'Etat sont soumis à des mesures de vigilance renforcées: ils doivent faire plus attention dans les transports, aller moins au cinéma ou au théâtre, etc. Un plan de continuité d'activité a déjà été mis en place, avec un système de binômes.

venerdì 6 marzo 2020

Ricadute

Inspiegabilmente, neanche ora che la loro inconsistenza è patente a tutti, le frontiere non hanno ancora perduto il loro supposto senso agli occhi dei più. In compenso,  il "come va?" lo sta riacquistando.

lunedì 24 febbraio 2020

L'ospedaa

L'avevo già postata dieci anni fa. Ora la dedico a tutti. State bene e non scoraggiatevi.

L'ospedaa se 'l mal fa minga tropp mal
l'ospedaa a mi un poo me pias:
quando riven din-din i termometri sbarlusènt
tutt bèi disinfetà
che bèl pruass la fever tutt 'nsèma
e intant vardà 'l cumudin bianc in part
cun sura 'l zùccher i biscott
la bottiglia d'acqua mineral
'l pèttin con la sóa bustina
che bèl vardà 'l via-vai de la gent che passa
i 'nfermer, i duturi bei bianc
e vardàss i man
giustàss i 'l lenzœu
parlutà cui visìn de lètt...
in cœu la fever l'è dumà trentasett e sett
e magari sabet se va a cà.
Cinq'ur, rìven i visit
la mama 'l marì i amis
me disen di bei robb gentil
i nuvità de la cà
'l temp che 'l fa de fœura
che bei fac surident
me suriden financa i parent di alter lètt
e quand a batt i man scàpen via tutti
quand sparissen tutt 'nsèma com i piviun del Domm
'l magun se manda giò con la minestrina e i per cott
e a durmentàss l'è già matina
spalanchen i finester
te disen sota! sota!
e 'l riva 'l cafelatt.

Vivian Lamarque, La gentilèssa: poesie in dialetto milanese, 1973-1975, Stampa editore 2009

mercoledì 19 febbraio 2020

Britain is to close its borders to unskilled workers and those who can’t speak English

"When the great mathematician arrived here", writes Neilson, "we arranged a lunch for him at the house. What an unforgettable feast! He spoke no English, and I could not utter half a dozen sentences in German."

Albert meets America - How journalists treated genius during Einstein's 1921 travels, József Illy

(La Gran Bretagna si appresta a chiudere i propri confini a chi non ha un lavoro qualificato e a chi non parla inglese. Lo farebbe anche con Einstein, quindi, che nel 1921 non parlava inglese. Si faceva aiutare da sua moglie e da interpreti. Che 10 Downing Street affondi pure nella spazzatura e nel lerciume, che dubito verranno raccolti dal suo inquilino o da titolari di PhD.)

mercoledì 12 febbraio 2020

Les enfants du 209 rue Saint-Maur Paris Xe

Un film disponibile su Arte fino al 15 gennaio 2022, un libro uscito un mese fa.

A Paris, si tu cherches du travail, ne dis pas que tu es boulanger

« J’étais dans la file d’attente pour avoir le récépissé. Je ne connaissais absolument personne et ne parlais pas un mot de français, à part “merci”. La première année a été un stress permanent », raconte-t-il, dans la brasserie d’une gare parisienne. Puis il a obtenu le statut de réfugié politique en 2012, à l’âge de 31 ans. « On m’a dit : “A Paris, si tu cherches du travail, ne dis pas que tu es boulanger, dis que tu es cinéaste” », raconte-t-il en souriant. Cela tombait bien, il venait de réaliser quatre courts-métrages sous la direction d’Abbas Kiarostami, à Téhéran.

Diako Yazdani, curdo iraniano, rifugiato in Francia, regista.

Le cinéaste kurde iranien Diako Yazdani.

(« Ero in fila per avere la ricevuta. Non conoscevo proprio nessuno e non sapevo neanche una parola di francese a parte “merci”. Il primo anno è stato uno stress permanente », racconta, nella brasserie di una stazione parigina. Poi ha ottenuto lo status di rifugiato politico nel 2012, all'età di 31 anni. « Mi han detto: “A Parigi, se cerchi lavoro, non dire che sei panettiere, dì che sei cineasta” », racconta sorridendo. Cadeva a fagiolo, aveva appena realizzato quattro cortometraggi sotto la direzione di Abbas Kiarostami, a Teheran.)

venerdì 31 gennaio 2020

Hello, goodbye

You say yes, I say no
You say stop and I say go, go, go
Oh, no
You say goodbye and I say hello
Hello, hello
I don't know why you say goodbye
I say hello
Hello, hello
I don't know why you say goodbye
I say hello
I say high, you say low
You say why and I say I don't know
Oh, no
You say goodbye and I say hello
Hello, hello
(Hello goodbye)
I don't know why you say goodbye
I say hello
Hello, hello
(Hello goodbye)
I don't know why you say goodbye
(Hello goodbye)
I say hello
Why, why, why, why, why, why
Do you say goodbye?
Goodbye, bye, bye, bye, bye
Oh, no
You say goodbye and I say hello
Hello, hello
I don't know why you say goodbye
I say hello
Hello, hello
I don't know why you say goodbye
I say hello
You say yes
(I say yes)
I say no
(But I may mean no)
You say stop
(I can stay)
And I say go, go, go
(Til it's time to go)
Oh, no
You say goodbye and I say hello
Hello, hello
I don't know why you say goodbye
I say hello
Hello, hello
I don't know why you say goodbye
I say hello
Hello, hello
I don't know why you say goodbye I say hello
Hello
Hela, goodbye hello
Hela, goodbye hello
Hela, heba helloa

Lennon/Mccartney 

venerdì 27 dicembre 2019

Acque e acqueviti

Nel libro Underland di Robert Macfarlane, celebrato da molta stampa anglosassone, inclusi The Guardian e The New York Times, ho appena trovato questa frase: "From Mantua, I cross three rivers to reach the Carso" (da Mantova attraverso tre fiumi, prima di raggiungere il Carso). I tre fiumi, spiega poi l'autore, sono l'Adige, il Piave e l'Isonzo. Ora apro un account Twitter esclusivamente per chiedergli se si è bevuto il Tagliamento o solo troppa grappa veneta prima di attraversarlo.

giovedì 19 dicembre 2019

L'Isonzo


Ungaretti, nell'Isonzo, contava tutti i suoi fiumi. Noi, anche migranti dispersi e terribili speranze.

"Del secondo pakistano non si hanno, invece, ancora notizie. Le ricerche sono proseguite senza sosta fino alle 17, quando si è deciso di sospenderle a causa del buio. Riprenderanno domattina: le chiuse del fiume saranno utilizzate per far scendere il livello dell’acqua, con la speranza che il corpo possa riaffiorare".

mercoledì 18 dicembre 2019

lunedì 25 novembre 2019

The man who saw too much/Človek, ki je videl preveč/L'uomo che ha visto troppo

Il Primorski Dnevnik, giornale triestino di lingua slovena, segnala oggi che il giornalista Alan Yentob ha intervistato Boris Pahor e che l'intervista si può leggere sul Sunday Times e sentire alla BBC. Italia, dove Pahor è nato e dove vive da ben 106 anni, e Francia, nella cui regione alsaziana Pahor è stato deportato, al momento, 75 anni dopo che gli alleati arrivarono a Natzweiler-Struthof, non pervenute.



mercoledì 13 novembre 2019

Recitativo veneziano

Vera figura, vera natura,
slansada in ragi come 'n'aurora
che tuti quanti te ne inamora:
aàh Venessia aàh Regina aàh Venusia

to fià xe 'l vento, siroco e bora
che svegia sgrisoli de vita eterna,
signora d’oro che ne governa
aàh Venessia aàh Venegia aàh Venusia

Testa santissima, piera e diamante,
boca che parla, rece che sente,
mente che pensa divinamente
aàh Venessia aàh Regina aàh Venusia

par sposa e mare, mora e comare,
sorela e nora, fiola e madona,
ónzete, smólete, sbrindola in su
nu par ti, ti par nu
aàh Venessia aàh Venòca aàh Venessia

Meteghe i feri, meteghe i pai,
buteghe in gola 'l vin a bocai,
incoconala de bon e de megio;
la xe imbriagona, la xe magnona,
ma chissà dopo ma chissà dopo
cossa che la dona!

Mona ciavona, cula cagona,
baba cataba, vecia spussona,
Toco de banda, toco de gnoca,
Squinsia e barona, niora e comare,
sorela e nona, fiola e madona,
nu te ordinemo, in suor e in laor,
che su ti sboci a chi te sa tor.

Andrea Zanzotto



(Real figure, real nature,
extended in rays like the rising sun
bringing love to everyone:
ah Venessia ah Queen ah Venusia

your breath is the wind, scirocco or bora
awakening shivers of eternal life
golden lady who governs us
ah Venessia ah Venegia ah Venusia...)

martedì 29 ottobre 2019

Andatevene ad occhi chiusi - 1999€

Ossequi meno cari, pratiche amministrative comprese
Perché certi viaggi contano più di altri

giovedì 24 ottobre 2019

The ultimate dream


Photograph: Peter Nicholls/Reuters

martedì 15 ottobre 2019

domenica 6 ottobre 2019

The importance of tea

When your aunt arrived, she asked for normal tea, which, to my untrained ears, sounded a bit like normality. In Hong Kong, normal tea is green, or white, or red. It took my mind several moments to move from green to white to red to land on black. Your aunt was flexible: Any Assam, Darjeeling or Earl Grey? We only had matcha,  some loose-leaf Iron Buddha in the cupboard, no milk. You aunt looked at you as if you'd falied at being British, me as if I'd failed to properly assimilate. Afterwards, you said I was projecting onto you aunt the fears I harboured. No matter how many years I've spent in this country, how I interpret normal tea, what is normal to me. You are learning Mandarin Chinese. I see how the characters are split for you: signifier and signified refuse to conjoin. That's what heppened when your aunt asked for the normal tea. Days later, when a waiter brought us white sugar for our Oolong tea at a cafe, I cought your gaze. We laughed and left the sachets unopened.

Mary Jean Chan




L'importanza del tè

Quando tua zia è arrivata, ha chiesto del tè normale, che suonava, nelle mie orecchie non avvezze, un po' come te non male. Ad Hong Kong, il tè normale è verde, bianco o rosso. Mi ci è voluto un po' di tempo per muovermi dal verde al bianco al rosso, per finire sul nero. Tua zia era flessibile: non c'è dell'Assam, del Darjeeling o dell'Earl Grey? Noi nella dispensa avevamo solo del matcha, dell'Iron Buddha in foglie, e niente latte. Tua zia ti ha guardata come se tu non ce l'avessi fatta a diventare britannica, e me come se non ce l'avessi fatta ad assimilarmi come si deve. In seguito, mi hai detto che stavo proiettando su tua zia le paure che albergavo in me. Non contano gli anni che ho passato in questo paese, il modo in cui interpreto il tè normale, che cosa per me sia normale. Stai imparando il cinese mandarino. Vedo come i caratteri siano per te separati: il significante e il significato rifiutano di unirsi. È questo quello che è successo quando tua zia ha chiesto del tè normale. Giorni dopo, quando un cameriere ci ha portato dello zucchero bianco per il nostro tè Oolong al bar, ho colto il tuo sguardo. Abbiamo riso e lasciato le bustine intatte.
   
***
La prefazione è all'altezza del libro: la dedico, assieme alla traduzione, a Hong Kong. Che serva poi di incoraggiamento ai cultori delle frontiere di ogni tipo a ritirarsi, quanto prima, tra le proprie frontiere più interiori. 

Preface

1. We are defined against something, by what we are not and will never be.

2. Who will read this slim volume of mine, and with what preconceptions?

3. A poet I admire once told a British audience: we must call out monolinguism, since the world has forever been multilingual.

4. There are many reasons for my writing in you language. Ask you government, ask mine*.

5. This is a book of love poems.

*Cf. The 1842 Treaty of Nanjing, the 1860 Convention of Beijing and the 1898 Convention for the Extension of Hong Kong Territory following British military aggression towards the Qing government during the First and Second Opium Wars.

Prefazione

1. Veniamo definiti in opposizione a qualcosa, tramite quel non siamo e non saremo mai.

2. Chi leggerà questo mio libretto, e con quali preconcetti?

3. Un poeta che ammiro una volta ha detto ad un pubblico britannico: dobbiamo stigmatizzare il monolinguismo perché il mondo è sempre stato multingue.

4. Ci sono molte ragioni per cui scrivo in inglese. Domandatelo al governo britannico, domandatelo al mio*.

5. Questo è un libro di poesie d'amore.

*Cfr. il Trattato di Nanchino del 1842, la Convenzione di Pechino del 1860 e la Convenzione per l'Estensione del Territorio di Hong Kong del 1898 in seguito all'aggressione militare britannica contro il governo Qing durante la Prima e la Seconda guerra dell'oppio.

domenica 7 aprile 2019

Cape

When I was a kid, I was always waiting for that freak accident,
the one that would cause the awesome explosion that
would spread gamma rays down my bloodstream; for that
rush, that rage, as my cells fused with this strange element.
 
I could see myself on a hospital bed surrounded
by doctors unable to explain the marvel I am.
I knew I would feel no pain as a needle tried
to pierce my skin, impenetrable as a turtle’s shell,
 
and that soon I’d wake up and see my flabs
turn to abs, my biceps bulge out of my sleeves
and I’d try to walk but end up defying gravity and –
quickly forgetting how terrified of heights I am –
 
slip into that skin-tight costume with the silky cape
that moves and rustles with the wind
as I stand at the top of the Empire State Building
glaring into the clear blue sky, and
 
(momentarily ignoring the beautiful brunette reporter
who was going to fall deeply in love with me
when I revealed my mysterious secret identity to her
and asked her to be my bride)
 
swoop down to the street to that small fat kid
who’d just been dipped in the toilet by his high school bullies
and give him courage to fight back not with violence
but with the aim to change them for the better, and
 
fly him around in my cape and tell him that I’ve got him.
 
Michael Egbe

Michael Egbe went to England from Nigeria when he was twelve. At school, he was a ball of talent and chaos, as likely to write an extraordinary poem as he was to write nothing: to dance the tango as to lose all his art homeworks. He was 17 years old when he wrote this poem, which, together with this brief bio, I found in England - Poems from a school, Picador 2018

venerdì 18 maggio 2018

rilkes atmen

1
rilke
atmete
die luft

die gute luft

2
rilke
atmete
pausenlos

Ernst Jandl



il respiro di rilke

1
rilke
respirava
l'aria

l'aria buona

2
rilke
respirava
continuamente

martedì 1 maggio 2018

Supponiamo che dal fondo dell’oceano una conchiglia pensante emergesse per la prima volta alla superficie ed aprisse le sue valve alla luce; supponiamo che essa sapesse di poter rimaner solo per pochi istanti al cospetto dell’universo immenso e variopinto e di dover poscia ritornare per sempre negli oscuri e misteriosi abissi del mare. Come si potrebbe giustificare l’affermazione che, non, se mai, necessità bruta, ma dovere morale sia per questa conchiglia quello di dedicare quei pochi istanti al lavoro? Come si potrebbe sostenere che la sua stessa essenza di ente spirituale e pensante non esiga invece che essa li dedichi alla contemplazione del grandioso spettacolo che solo per un momento le si affaccia? E come si potrebbe tributare plauso e approvazione morale e dare la consacrazione d’una spiritualità superiore a quella conchiglia se il breve momento consacrasse al lavoro e non alla contemplazione? Ma l’uomo non è altro appunto che quella conchiglia emersa un momento sulla superficie della vita e che fra un istante scomparirà negli abissi.

Giuseppe Rensi, L’irrazionale, il lavoro, l’amore, 1923

martedì 20 marzo 2018

wanderung

vom vom zum zum
vom zum zum vom

vom vom zum vom

vom vom zum zum

vom zum zum zum

vom zum zum vom
vom vom zum zum

und zurück

Ernst Jandl



gita

dal dal al al
dal dal al al dal

dal dal al dal

dal dal al al

dal al al al

dal al al dal
dal dal al al

e ritorno

lunedì 19 marzo 2018

rilkes name

rilke
sagte er
nach seinem namen gefragt

rilke
sagte man
nach seinem namen gefragt
oder
kenn ich nicht

Ernst Jandl

il nome di rilke

rilke
diceva
quando gli si chiedeva il suo nome

rilke
dicevano
quando si chiedeva loro il suo nome
oppure
non lo conosco

sabato 17 marzo 2018

rilke, reimlos

rilke
sagte er
dann sagte er
gurke
leise dann
wolke

Ernst Jandl


rilke, non in rima

rilke
lui disse
poi disse
cetriolo
piano, poi
nuvola

lunedì 4 dicembre 2017

La più lunga estate dell'Europa

"Alla fine è stata una giornalista di origine italiana di un quotidiano tedesco di sinistra ad esprimersi: «Ma voi avete in ogni caso sempre voluto staccarvi dall’Italia». In precedenza mi aveva fatto un complimento per il mio italiano. Alla mia replica: «Ma sono italiana!», rimase di stucco.
E solo successivamente le balzò agli occhi che nel mio italiano, a suo dire, si sarebbe percepito l’accento straniero.
Le chiesi come mai, di tutti i numerosi, variegati accenti italiani, proprio il mio potesse passare per straniero.
E lei: «Come posso dire, si sente che lei non è italiana.»
Ad un certo punto ho dovuto capire che si intendeva davvero questo per minoranza. Agli Istituti italiani di cultura non viene in mente di promuovere artisti, musicisti, autori, ecc. appartenenti a minoranze italiane - non sono considerati parte della cultura italiana.
Chi è responsabile della promozione artistica nella italo-francese Val d’Aosta? L’Italia? No. La Francia? No.
Chi invita e si accolla i costi per i giovani artisti che vengono dal multilingue Friuli o dalla regione di confine dell’Istria, dalla Slovenia, dall’ex crogiolo della monarchia KuK?
Quali istituti di cultura internazionali si occupano delle regioni periferiche? Di una cultura che potrebbe prestare voce alle persone di quei posti e dare espressione ai loro conflitti? È un caso che i populisti di destra lì siano i più attivi?
Chi li porta all’estero? Nei 93 Istituti italiani di cultura sparsi per il mondo sono rappresentati senza eccezione alcuna artisti italiani, ma nessuno che appartenga ad una delle minoranze esistenti in Italia. Chi li accoglie nelle antologie della «Nuova letteratura italiana» o nelle collettive dei «Nuovi artisti italiani»?
Una sola volta ho ricevuto un invito da parte del direttore dell’Istituto italiano di cultura a Berlino. Quando lessi degli estratti del libro «Das Herz eines Bastards», non poté fare a meno di piangere. In seguito, mi confessò di venire dal Friuli; lui stesso quindi apparteneva ad una minoranza e si riconosceva nel concetto di bastardo. Sotto Berlusconi gli venne subito revocato l’incarico. Ne ha tradotto il testo. È stata la prima ed ultima volta che un mio testo è stato tradotto in italiano; delle mie pièces di teatro sono state tradotte in sette lingue, ma nessuna in italiano."

Maxi Obexer, Europas längster Sommer, 2017

martedì 25 aprile 2017

I partigièn

Un n’è par véa d’la gloria
sa sém andè in montagna
a fè la guèra.
Ad guèra a sémi stoff,
ad patria ènca.

Evémi bsogn ad déì:
lascés el mèni lébri,
i pii, gli òcc’, a glu urèci;
lascès durmèi ‘nt e fén
s’una ragaza.
Par quèst avém sparè
a’ s sém fat impichè
a sèm andè a e’ mazèll
pianzènd ‘nt’ e’ còr
e al labri ch’al tremèva.
Mò ènca a savémi
che a pét d’un boia d’un fascésta,
neun a sémi zènta
e lòu del mariunèti.
E adèss ch’a sém mort
n’u rumpéis i quaieun
sa ‘l cerimòni,
pansè piutòst m’i véiv
ch’ì n’apa da pérd ènca lòu
la giovinezza.

Nino Pedretti, Al vòusi e altre poesie in dialetto romagnolo, Einaudi

(I partigiani. Non è per via della gloria, che siamo andati in montagna a far la guerra. Di guerra eravamo stufi, di patria anche. Avevamo bisogno di dire: lasciateci le mani libere, i piedi, gli occhi, le orecchie; lasciateci dormire nel fienile con una ragazza. Per questo abbiamo sparato, ci siamo fatti impiccare, siamo andati al macello col cuore che piangeva e le labbra che tremavano. Ma anche sapevamo che di fronte a un boia di fascista noi eravamo persone, e loro marionette. E adesso che siamo morti non rompeteci i coglioni con le cerimonie, pensate piuttosto ai vivi, che non perdano anche loro la giovinezza.)